À savoir

L’autoédition alliée au numérique peut-elle concurrencer l’édition ?

La grande faiblesse de l’autoédition réside dans la diffusion et la distribution de l’ouvrage, qui sont désormais sous la responsabilité de l’auteur et, de fait, limitées. Mais l’autoédition numérique ouvre d’autres perspectives.

Autoédition et évolution technique

Internet et les supports numériques donnent des ailes à l’autoédition, chacun pouvant ainsi publier son œuvre sans devoir faire appel à un éditeur. La numérisation et l’intégration d’un roman sur une plateforme numérique sont aujourd’hui très faciles, et gratuites.

Il y a un autre facteur de développement de l’autoédition : l’évolution de l’imprimerie, qui peut fournir les livres à l’unité, à la demande ! Ainsi, alors qu’avec des livres imprimés, l’auteur se trouvait bien en peine pour les distribuer et les vendre sans l’aide d’une maison d’édition, différentes possibilités s’ouvrent pour lui s’il choisit l’autoédition numérique :

• Vente en ligne sur marketplaces
• Téléchargement en PDF

• Consultation en ligne et impression à la demande (Web to Print)

 Le téléchargement sur un e-book (liseuse, tablette tactile…) est l’étape ultime de l’autoédition, et peut-être la plus prometteuse pour les auteurs. Le prix de la liseuse d’Amazon (Kindle) devient attractif et les autres acteurs s’agitent. Le service Direct Kindle Publishing, une plateforme d’autoédition, permet à l’auteur de toucher un fort pourcentage du prix de vente de son livre numérique.

Les éditeurs sont donc en droit de se demander si l’autoédition, alliée au numérique, peut vraiment concurrencer l’édition… et mettre en péril les réseaux physiques de vente aboutissant aux librairies, et même les bibliothèques.

L’édition classique n’est pas en danger immédiat

Sûrement pas à court ou moyen terme : en raison de la nécessité de la promotion et des exigences du marché qu’un auteur connaît moins bien qu’un éditeur.

L’autoédition est un moyen d’imposer une première œuvre et, avec l’aide des bloggeurs, des réseaux sociaux et du bouche à oreille d’obtenir parfois un score honnête de vente. Mais un ouvrage qui marche vraiment en autoédition finit par rentrer dans le circuit classique d’édition.

Un avenir incertain

Ce qui est difficile à évaluer, c’est l’impact du numérique et de l’impression à la demande. Là aussi, il y a l’obstacle de la promotion, et peut-être bientôt l’engorgement du marché, avec une offre exponentielle dans laquelle le lecteur ne va pas se retrouver… Le besoin du conseil et d’orientation dans les choix de lecture renverrait alors les lecteurs égarés sur le web vers les libraires et les bibliothécaires.

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By maki

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